Considerations

sur l'artisanat patrimonial

 
 

TECHNOLOGIE PRÉINDUSTRIELLE DU BOIS ET PATRIMOINE ARCHITECTURAL

 

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Brève perspective historique

Si le terme industriel signifie à l’origine « relatif au travail humain » son usage évoque désormais des moyens de production à grande échelle recourant d’abord à la mécanisation et à l’automation, reposant en premier lieu sur l’énergie fossile (thermodynamique). Par extension on entend par industriel tout ce qui atteint des proportions excédant les seuls moyens du corps humain/animal. 

Rappelons d’abord que la première révolution industrielle de la fin du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne amorce ce qu’on considère communément comme l’une des ruptures

historiques majeures pour l’humanité. Elle correspond à la mise sur pied des premiers dispositifs de production massive. Élevage, filature, extraction minière, mais aussi exploitation intensive de la faune et de la flore (traite des fourrures et déforestation de la vallée du St-Laurent) qui vont de pair avec l’expansion toujours croissante de l’économie occidentale.

Aussi n’est-il pas possible de dissocier l’avènement du monde industriel des croyances et idéologies européennes qui le précèdent et lui donnent lieu plus spécifiquement depuis la Renaissance. La littérature ne manque d’ailleurs pas à qui veut faire un peu de généalogie à travers la morale chrétienne et protestante en passant par l’humanisme d'abord, mais aussi la foi en la rationalité et son rôle, ainsi que la popularité grandissante d’une idée nouvelle, celle de progrès intimement lié au positivisme scientifique.  Autrement dit il n’est pas fortuit qu’au moment ou culmine les lumières, et la pensée qui lui préside, se concrétise matériellement un monde qui lui correspond très exactement. Et bien que son découpage temporel fasse l’objet de discussions, c’est bien l’ensemble de ces phénomènes que l’on nomme la modernité en occident.

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Ainsi faudrait-il peut-être préférer le terme d’intensification à celui de rupture, dans la mesure où l’apparition de la première machine à vapeur ne fait qu’accélérer la mise en œuvre d’un désir et son idéologie qui n’a rien de soudain. De même faut-il souligner moins l’originalité que l’ampleur que prendront progressivement les moyens de domination de l’homme et de son milieu par les pouvoirs entrepreneuriaux étatiques et commerciaux jusqu’au XXe siècle, culminants en quelque sorte pendant et après les deux guerres mondiales. 

En effet si le Taylorisme et le Fordisme établissent les règles de l’organisation scientifique du travail industriel, c’est après eux  l’ensemble des activités humaines qui sera soumis au strict calcul rationnel de l’efficacité. De la mise à mort des populations ennemies à la production de maïs, jamais l’homme n’avait-il atteint de tels rendements auparavant. C’est également à cette période,  grâce à la recherche frénétique que la guerre stimule, qu’apparaitrons des objets, produits et substances inouïs tels que la fusée, la margarine et le polymère, mais aussi des savoirs divers comme la physique nucléaire, la cybernétique ou la neurochirurgie sur lesquels repose notre mode de vie actuel. 

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Et c’est à ce titre qu’on ne saurait trop insister sur la fascination naïve et légitime qu’aura suscitée le développement techno-scientifique dans un monde encore majoritairement rural. On comprend alors mieux comment s’est généralisée l’adhésion à l’idée de progrès, notamment à travers la consommation de ses symboles comme moyen de distinction voire d’ascension sociale. De même, au cours du XXe siècle le rejet d’hier se systématisera-t-il dans les injonctions marchandes façonnant une sensibilité pour la nouveauté en tant que valeur en soi. Dès les Trente Glorieuses, renouvellement des stocks et obsolescence programmée (péremption historique des choses et des êtres) garantiront désormais la perpétuation d’une dynamique commerciale mondiale d'abord soutenue par une logique de destruction guerrière, puis appuyée par les cadences accélérées qui feront naitre les empires économiques que nous connaissons aujourd'hui.

En somme, à l’échelle de l’histoire humaine, l’injonction de rupture et de dépassement est une idée relativement récente, qui a le libéralisme industriel pour origine et qui se trouve relayée par toutes mythologies de l’avant-garde (qui est d’abord un terme militaire). De même, dans 

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l’imaginaire dit positif de la rupture et du dépassement, qui se confond avec celui du progrès depuis le siècle des Lumières, le nouveau est-il systématiquement supérieur à l’ancien. Et pourtant, commence-t-on à se demander,

n’est-ce pas précisément ce calcul, ce préjugé, cette croyance qui est aussi à l’origine d’un enthousiasme pour des modes de vie inédits dont les effets divers semblent malheureusement trouver leur achèvement dans ce que l’on nomme désormais l’anthropocène ?

Dès lors, les qualificatifs fallacieux de « progressiste » et

d’« arriéré » caractérisant la pensée moderne et celle qu'elle dépasse soi-disant ne s’avèrent-ils pas caducs ? Y

a-t-il désormais un sens à qualifier d’archaïque ou encore de réactionnaire le compost, la marche à pied, l’abandon des aliments et produits toxiques, l’embarras que suscite la production massive (dans les anciennes colonies principalement) de déchets en sursit que sont les objets dont l’obsolescence est programmée ? Est-il toujours certain de parler de progrès qualitatif dans le passage du paysan au producteur agricole ? Des modes de culture biologique de subsistance millénaire (soutenues et soutenables) à la monoculture pétrochimique 

(insoutenable à très court terme) détruisant les sols en moins d’un siècle, n’y aurait-il pas une forme de régression dans l’affirmation de la vie?

Technologie et « est/éthique» artisanale du bois

Le terme « technologie » du grec ancien technè (fabrication) et logos (étude, science, discours) signifie « Science des techniques, étude systématique des procédés, des méthodes, des instruments ou des outils propres à un ou plusieurs domaine(s) technique(s), art(s) ou métier(s). » Par contre son utilisation actuelle désigne plus communément l’« Ensemble des techniques relatives à un domaine particulier; ensemble de ce qui a trait à (la composition, la fabrication, l'utilisation d') un produit.

 

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Posons déjà que l’évolution du langage correspond ici à la pratique, dans la mesure où si la maitrise d’une technique impliquait forcément son étude et sa compréhension, il est plus couramment admis que la technique est aujourd’hui un produit dont nous usons sans comprendre la science dont elle relève. Or c’est bien en amont du long processus d’industrialisation du monde et de prolétarisation de l'homme qu’il faut remonter pour retrouver le sens perdu de « technologie ». Il faut notamment savoir qu’il existe toujours, et depuis des siècles, des artisans qui ont développé une pratique et une compréhension admirable des techniques liées à la transformation du bois dans le contexte qui leur était propre.

Savoir aussi que ces huchiers. charpentiers de la grande ou de la petite cognée, menuisiers et ébénistes sont bien loin des opérateurs d’usine, d’abord par la puissance d’agir que leur confère un métier qui tient dans un corps, sa vitalité, ses sens, son esprit et une caisse à outils. Savoir également qu’il est communément admis que dans ces métiers les réalisations du XVIIIe siècle constituent un sommet de virtuosité rarement égalé et jamais surpassé. À l’inverse ne fait-on pas constamment face aujourd'hui à des techniciens,  assembleurs de kit qui nous expliquent, impuissants et 

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désemparés, devant ce qui leur est demandé, que ce n’est pas standard et que ça ne se fait plus ? Et pourquoi donc ? Le métier s'est-il transformé? A-t-il évolué? Ou s'agit-il plus simplement de la disparition d'une somme de connaissances?

Paradoxalement on peut observer le glissement de sens qui s’est opéré quant au terme « artisan ». Au Québec peut-être plus qu’ailleurs « artisan » et « artisanat » évoquent le loisir, le hobby, le bricolage. Ils évoquent aussi des savoirs et un langage approximatifs teinté d’une sorte de nostalgie pour un folklore souvent caricatural. Ces connotations qui nous renvoient à la cabane d’oiseau en bâtons de Popsicle et aux fleurs séchées donnent à penser qu’un artisan est un amateur qui se débrouille (qui gosse), qu’il n’est pas sérieux par opposition au professionnalisme industriel. 

Au sens fort du terme « artisan » désigne un individu qui a acquis la maitrise de savoirs et d’outils et qui, au moyen de cette maitrise,  façonne la matière, c’est-à-dire la transforme qualitativement. On peut historiquement l’opposer à l’ouvrier-manœuvre dépossédé d’un savoir et 

d’une puissance d’agir propre et qui, pour cela, ne deviendra plus que l’instrument d’un dispositif de production quantitative. Dans le premier cas, la technique est au service de l’individu alors que dans le deuxième c’est l'individu qui est au service de la technique. De la table à dessin à l’atelier ou le chantier,

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l’artisan est celui qui conçoit et détermine son ouvrage en recourant à des savoirs transmis de main en main avec leurs raisons d'être, tandis que, en usine, c’est la machine et les raisons pour lesquelles elle a été conçue qui conditionnent et commandent le travail, son rythme et son résultat.

 

Pour faire image il suffit de penser à l’usine de chaussure où ne se trouve personne qui sache fabriquer une chaussure, qui soit cordonnier, c’est-à-dire artisan. Cela laisse songeur à la lecture d’un passage où Jean Giono raconte comment son père cordonnier à la fin du XIXe siècle, désirant voyager, avait fait le chemin du sud de la France à l’Italie en s’arrêtant au besoin sous un arbre pour confectionner une paire de chaussures. Outre l’indépendance qu’évoque l’anecdote, on pense ici à ce que l’homme engage dans des gestes qui sont les siens, à savoir quelque chose comme une autonomie conçue pour prendre soin du corps; le sien et celui d'autrui. À l’inverse les proportions qui dictent à l’architecture l'esthétique de son enveloppe, par exemple,  sont désormais moins le fruit sensible et singulier d’une étude formelle soumise au bien-être de ceux qui les habiteront que l’agencement de matériaux industriels, dont les

dimensions génériques correspondent bêtement aux machines qui les produisent. À preuve, combien de volumes disgracieux ne sont rien d’autre que les multiples du célèbre 4x8 ?

 

Autant la main de l’homme façonne le monde en fonction de ses besoins, autant, à son tour, ce monde façonné se 

mettra-t-il à façonner l'expérience de l'homme. Ainsi, la machinerie industrielle a-t-elle commencé à façonner la main qui façonne. Et c’est bien de cela qu’il s’agit dans l’opposition esquissée ici entre l’artisan et le complexe industriel, à savoir les implications « est-éthiques » de la technique. Parce qu'il existe un versant sémiologique au patrimoine bâti comme à tout objet culturel que l’on peut désigner comme « le discours des choses » pour désigner le rapport symbolique particulier qu'il y a entre les individus et le monde social, culturel, cosmique et qui s'exprime à travers des formes de vie. C’est pourquoi les techniques dites traditionnelles du bois relèvent moins aujourd’hui du folklore muséal que de la survivance de formes de vie, de manières de sentir, de penser et d’agir. Ce qui émeut dans l’objet préindustriel est bien le geste perdu et sa signification. Car il témoigne d’une altérité, d'un dehors, d'un ailleurs à l’intérieur

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par la destruction massive du patrimoine préindustriel au Québec. Du mobilier à l’architecture de bois témoignant d’un temps long qu’il fallait renverser, on aura brûlé massivement un héritage honteux au profit de la mélamine et du bungalow pour dire qu’on était de son temps. Et c’est pour les mêmes raisons que la transmission et le développement séculaire des métiers artisanaux devait cesser pour pratiquement disparaître.  

  

À tel point qu’à ce jour, rares sont les menuisiers qui savent affuter proprement un ciseau à bois dont ils n’ont par ailleurs plus besoin, manipulant de moins en moins le bois sans parler de le transformer, cependant qu’on les appelle toujours menuisiers. De même est-il surprenant de trouver un établi dans ce que l’on appelle toujours atelier d’ébénisterie, alors que c’est de tout temps le premier de ses outils. Ainsi en va-t-il de la disparition des outils et machines-outils propres à mortaiser (bédane, mortaiseuse), à tenonner (scie, tenonneuse, toupie), à affuter (meule, limes, pierre, affiloir), à moulurer (toupie, bouvets)… 

même de nos vies modernes qui fait la preuve, au-delà de toute fatalité, d’autres possibles. 

Ainsi les savoirs et techniques préindustriels sont-ils moins les vestiges romantiques d’un monde archaïque que les moyens que la vie a développé pour se soutenir et se perpétuer dans le temps et l’espace. Et s’il est vrai que le

régime de production effréné et mortifère qui caractérise les deux derniers siècles relève désormais d’une utopie sans avenir, peut-être devons-nous reconsidérer tout patrimoine préindustriel comme le témoignage d’une intelligence millénaire à se réapproprier. 

 

Un problème se pose pourtant aujourd’hui à qui veut faire l’archéologie des métiers du bois ou encore restaurer un

ouvrage patrimonial au Québec. En effet ici plus qu’ailleurs, le passage d’une organisation traditionnelle du monde à la modernité techno-industrielle se sera-t-il effectué avec une rapidité particulièrement fulgurante. Il n’est d’ailleurs pas difficile de retrouver des témoins vivants d’autodafés où l’on jetait pêle-mêle au feu les objets d’un passé à liquider en guise de positionnement idéologique. Car les Trente Glorieuses seront aussi marquées   

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La nature des matériaux

 

Cet état de fait témoigne de deux phénomènes qui sont la cause et l’effet de la perte de connaissance. En premier lieu c’est la nature du matériau que favorise la production industrielle qui rend inutile la presque totalité des savoirs et outils liés au travail artisanal du bois. On ne mortaise ni l’aggloméré (particleboard) ni le MDF (Medium Density Fiberboard). Une visseuse électrique suffit à fixer des pièces de quincaillerie (ou simplement une cloueuse pneumatique) en guise d’assemblages et tout façonnage de surface sera réalisé par une machine CNC (Computer Numerical Control). S’ensuit forcément l’inutilité d’étudier et de perpétuer un métier dont il ne reste que le nom. Et on comprend mieux comment dans un tel contexte le moindre rabot peut évoquer la nostalgie d’un art mystérieux qui à l’école comme à l’atelier ne signifie plus rien. Il s’ensuit une sorte de fétichisme mystifié pour la moindre tranche de plot scellée à l’époxy dans un monde où on abat des forêts d’arbres immatures pour les réduire en une poussière compressée et liée à des colles au formaldéhyde. Le bois massif ayant la contrariante propriété de fendre s’il ne peut bouger - qui est auprincipe des savoirs et techniques

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 complexes liés à son utilisation - est désormais éludé par un ersatz fragile et polluant : le panneau composé. Cela nous parle de productivité et de rendement quantitatif, de temps court et de standardisation. Pour certains cela parle aussi d’un appauvrissement du monde et de son expérience. Car comme le dit l’adage ; ce qui se fait rapidement se défait rapidement (à l’exception des siècles qu’il faut à ces produits pour retourner à la terre). 

Aussi faut-il souligner en quoi les techniques du bois, en plus de l’élégance des solutions qu’elles permettent, reposent sur un matériau dont les qualités excèdent l’usage qu’on en fait. Un ouvrage de bois, selon sa dégradation dans le temps, se restaure, se recycle, se décompose, se brûle. À l’inverse les produits issus des complexes industriels s’entretiennent très peu et très mal cependant qu’ils vieillissent aussi. Et bien qu’on en dise encore qu’ils « ne demandent aucun entretien », on sait que le polychlorure de vinyle (PVC) par exemple, en plus d’empoisonner ce qui l’environne, met des siècles à se décomposer contre quelques années pour le bois. Que dire alors de l’aluminium et des plastiques de toutes sortes abimés, rayés, écaillés, délavés et jaunis qui ne se restaurent pas et s’ajoutent la plupart du temps aux déchets des dépotoirs ?

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Patrimoine

 

En deçà du pittoresque auquel on l’associe couramment, le terme patrimoine signifie ; « Ce qui est transmis à une personne, une collectivité, par les ancêtres, les générations précédentes, et qui est considéré comme un héritage commun. »

 

En cela le patrimoine n’est pas la relique décorative que l’on entrepose dans les voûtes d’une banque ou d’un musée comme une chose morte. Le patrimoine est au contraire cette chose vivante que nos ascendants ont jugé digne de nous transmettre pour en faire usage, c’est-à-dire pour habiter le monde. C’est pourquoi le patrimoine constitue d’abord implicitement une transmission, mais aussi la perpétuation de savoirs faire qui sont des savoirs vivre. Le patrimoine est ce qui nous instruit des questions que l’homme s’est posées hier et les réponses que sa situation géographique, matérielle, culturelle et historique lui a inspirées. Certaines questions contextuelles n’ont plus le moindre sens pour nous, et certaines des réponses qui leur ont été apportées nous sont apparues bien faibles à la lumière de nos connaissances actuelles. Mais n'en 

demeure pas moins le fond des questions que l’homme se pose ; qu’est-ce que vivre et comment ? Ce qui vient jusqu’à nous à travers le patrimoine nous instruit donc de l’usage qu’on faisait du monde, de son corps, de son esprit et de la durée d’une vie humaine à des époques variées. Par là, le patrimoine est également ce qui nous interroge sur l’usage que nous faisons actuellement du monde, de nos corps et de nos esprits le temps de nos vies. Quelles réponses apportons-nous à ces questions qui ne sont pas nouvelles?

Quel usage faisait du monde et de sa vie celui qui a coupé les arbres d’une charpente quasi millénaire (celle de Notre-Dame de Paris, par exemple) ? Que nous dit son ouvrage qui puisse nous être utile aujourd’hui ? Et que disent les gestes précipités que nous posons maintenant? De quels savoirs-vivre relève le savoir-faire d’un travailleur à la chaîne ? Ces questions nous rappellent que l’apparence des choses n’est jamais qu’une apparence, mais bien la forme que prennent des manières de vivre. C’est pourquoi la restauration du patrimoine architectural diffère de la rénovation. Celle-ci, au mieux, tente de singer les apparences approximatives de l'ancien (le vieillot et le cachet) par des procédés

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modernes de faux fini et de trompe-l’œil (comme dans les décors de théâtre). La restauration, au contraire, consiste à retrouver les gestes de l’artisan pour les reprendre et restituer ainsi les qualités formelle et structurelle réelles des constructions durables dont l’apparence n’est qu’un des effets. En d’autres termes la restauration du patrimoine architectural, au-delà de toute considération décorative, n’est rien de moins que la perpétuation de savoirs faire et de savoirs vivre qu’on juge utile à la suite du monde.

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